Publié le 10 avril 2026 Mis à jour le 10 avril 2026

Polytech Clermont a récemment accueilli Marco Francesco Funari, enseignant-chercheur à l’Université de Surrey (Royaume-Uni), dans le cadre d’un séjour scientifique placé sous le signe de la collaboration et de l’innovation en génie civil. Originaire d’Italie, il est spécialiste du comportement structurel et de la durabilité des maçonneries et des structures historiques.

  
Un expert des structures patrimoniales et de leur durabilité

Les travaux de Marco Francesco Funari portent sur l’analyse du comportement des structures en maçonnerie, en particulier les bâtiments anciens. En combinant expérimentations et modélisation numérique avancée, ses recherches visent à mieux comprendre les mécanismes de dégradation et à proposer des solutions pour préserver durablement le patrimoine bâti.
     
Une collaboration scientifique au cœur des enjeux du génie civil
Son séjour à Polytech Clermont s’inscrit dans une dynamique de renforcement des collaborations internationales, notamment entre la France et le Royaume-Uni. « Polytech Clermont offre un environnement idéal pour échanger avec des chercheurs travaillant à l’interface entre mécanique, matériaux et durabilité », souligne-t-il.

  
Au cours de cette mobilité, il travaille en étroite collaboration avec plusieurs enseignants-chercheurs de l’école, dont Nathanaël Savalle, Chaimaa Jaafari, Omayma Homoro et Aurélie Talon. Ensemble, ils explorent des thématiques liées au BIM ainsi qu’à la modélisation et à la simulation avancées du comportement sismique des bâtiments historiques soumis à des tassements de sol.
 
Son séjour, d’une durée de dix jours du 1er au 10 avril, s’inscrit plus précisément dans le cadre du projet de recherche porté par Nathanaël Savalle, consacré à la vulnérabilité sismique et au renforcement des maisons en maçonnerie soumises à des tassements différentiels. En tant que conseiller scientifique externe, Marco Francesco Funari a contribué à la définition d’une stratégie claire pour les simulations numériques à venir. Cette collaboration a vocation à se poursuivre dans les mois et années à venir, renforçant durablement les liens entre les équipes de recherche.

   
Des recherches à l’interface entre expérimentation et modélisation

Les travaux menés à Polytech Clermont combinent essais en laboratoire, techniques d’auscultation non destructives et modélisation numérique multi-échelle. L’objectif : améliorer la prédiction de la dégradation des structures et accompagner le développement de stratégies de préservation adaptées aux enjeux actuels du patrimoine et de la résilience des constructions.
 

Un environnement scientifique structuré et complémentaire

Comparant les environnements de recherche français et britannique, Marco Francesco Funari met en avant leur complémentarité. En France, il souligne la forte intégration entre ingénierie, science des matériaux et mathématiques appliquées, soutenue par des réseaux de recherche structurés. Au Royaume-Uni, il observe une orientation plus marquée vers les applications concrètes et les liens avec l’industrie.

 
Une expérience humaine et scientifique enrichissante

Au-delà des aspects scientifiques, il apprécie particulièrement l’atmosphère collaborative au sein de Polytech Clermont : « Les échanges avec les collègues et les étudiants sont très stimulants ». Il met également en avant la qualité de vie à Clermont-Ferrand, entre cadre naturel et richesse patrimoniale, qui contribue à rendre cette expérience particulièrement positive.

 
Encourager l’ouverture et les collaborations internationales

À destination des étudiants et des chercheurs, Marco Francesco Funari insiste sur l’importance de la curiosité et de l’ouverture : s’engager dans des projets interdisciplinaires et internationaux constitue, selon lui, un levier essentiel pour développer une recherche innovante et pertinente face aux grands défis contemporains.