Publié le 24 mars 2026 Mis à jour le 24 mars 2026

Polytech Clermont a récemment accueilli Rachel Raïssa NGONO MVONDO ANDJOCK, originaire du Cameroun, pour une mobilité scientifique enrichissante. Maître de Conférences et Enseignante-Chercheure au Département de Génie Industriel et Mécanique de l’École Nationale Supérieure Polytechnique de l’Université de Yaoundé I, Rachel Raïssa apporte son expertise dans le domaine de la valorisation des bois tropicaux et de la construction durable en climat chaud et humide.

Une chercheuse passionnée par la performance des matériaux tropicaux
Ses travaux visent à développer une approche intégrée de la performance et de la valorisation des bois tropicaux. En combinant caractérisation multi-physique, modélisation et outils d’aide à la décision, elle cherche à créer des référentiels scientifiques et des solutions concrètes pour des bâtiments résilients et durables adaptés aux contextes tropicaux.
  
Une collaboration scientifique franco-camerounaise
Son séjour à Polytech Clermont s’inscrit dans le cadre d’une collaboration scientifique renforcée entre l’INP Clermont Auvergne et l’ENSPY. « Cette mobilité me permet de m’intégrer dans un environnement de recherche structuré et d’échanger avec des équipes travaillant sur des thématiques complémentaires aux miennes », explique Rachel Raïssa. « C’est aussi l’occasion de confronter mes approches à d’autres méthodes et d’enrichir mes perspectives scientifiques. »

Des recherches au cœur des matériaux biosourcés
À Polytech Clermont, Rachel Raïssa concentre ses travaux sur les propriétés thermo-physiques et mécaniques des matériaux biosourcés. Son objectif : mieux comprendre leur comportement dans différentes conditions climatiques et contribuer au développement d’approches intégrées pour optimiser leur utilisation dans la construction durable.

Un environnement scientifique stimulant
Comparant son expérience en France à celle du Cameroun, elle souligne la structuration des infrastructures de recherche et l’accès à des plateformes techniques avancées qui facilitent l’analyse multi-échelle. « Au Cameroun, ces ressources sont plus limitées, donc travailler ici est une réelle opportunité », précise-t-elle. Elle apprécie également la richesse des échanges scientifiques et la diversité des profils rencontrés, y compris au sein du personnel administratif, qui favorisent collaboration et ouverture à de nouvelles idées.

Un message pour les étudiants et les collègues
Rachel Raïssa encourage les étudiants et les chercheurs à cultiver la curiosité et à s’investir dans des collaborations internationales. Selon elle, les défis actuels liés à la transition écologique et à la construction durable nécessitent des approches pluridisciplinaires et la valorisation des contextes locaux. S’impliquer dans des réseaux scientifiques constitue, selon elle, un atout majeur pour produire une recherche pertinente et impactante.