Publié le 29 avril 2026 Mis à jour le 29 avril 2026

Dans le cadre du programme européen Interreg Sudoe, le projet Soil & Wine Residue réunit des chercheurs français, espagnols et portugais autour d’un objectif commun : valoriser les coproduits issus de l’industrie viticole.
  
Feuilles, tiges, marcs de raisin… Ces matières, longtemps considérées comme des déchets, représentent aujourd’hui un véritable gisement de molécules d’intérêt.
  
Au sein de ce consortium international, Polytech Clermont participe activement aux travaux de recherche menés en collaboration avec l’Institut Pascal et l’Université Clermont Auvergne


Une approche de bioraffinerie innovante
L’objectif du projet est de développer une approche de type bioraffinerie permettant d’extraire et de valoriser les molécules contenues dans les coproduits de la vigne.
  
Ces molécules présentent notamment des propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes, ouvrant la voie à des applications dans plusieurs secteurs :
  • pharmaceutique (comprimés, gélules)
  • biomédical (hydrogels)
  • agricole (biostimulants pour les plantes)
Une logique d’économie circulaire

Au-delà de l’innovation scientifique, le projet s’inscrit dans une démarche forte de durabilité.
  
Lorsque certains coproduits ne présentent pas les propriétés recherchées, ils sont réorientés vers d’autres valorisations possibles, notamment énergétiques ou agronomiques.
  
Cette approche permet de garantir qu’aucune ressource n’est perdue, en cohérence avec les principes de l’économie circulaire.

Un consortium européen structuré

Le projet rassemble une quinzaine d’acteurs académiques et industriels répartis entre la France, l’Espagne et le Portugal.
   
Financé à hauteur de 1,76 million d’euros par l’Union européenne, il repose sur une organisation collaborative :

  • réunions mensuelles en distanciel
  • rencontres semestrielles en présentiel
  • échanges continus entre laboratoires et partenaires industriels
Des travaux déjà en phase expérimentale
Les équipes de recherche ont déjà développé des comprimés, gélules et hydrogels à partir des premiers extraits identifiés.
  
La phase actuelle est consacrée aux tests d’activité biologique, notamment sur les propriétés anti-inflammatoires des composés.
  
Les premiers résultats seront présentés lors d’une prochaine rencontre scientifique au Portugal.
Une recherche en construction

À ce stade, plusieurs matières premières ont montré un potentiel intéressant parmi les coproduits étudiés.
  
Les travaux se poursuivent afin d’identifier les fractions les plus prometteuses et d’optimiser leur valorisation.
  
Le projet devrait se poursuivre jusqu’en 2028, avec pour ambition de transformer durablement la valorisation des déchets viticoles.
  
Source : La Montagne, édition Thiers-Ambert, article consulté via PressReader (27 avril 2026)